A Propos

Organes de gestion de la recherche

La gestion de l’ensemble des activités de recherches s’opère à travers les organes délibérants et consultatifs.

LES ORGANES DÉLIBÉRANTS

Les organes délibérants tels que définis dans les statuts sont :
- LE CONSEIL D’ADMINISTRATION C’est l’organe investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de l’institut sous réserve des pouvoirs expressément dévolus aux autorités de tutelle. Il est présidé par une personnalité nommée par décret. Les membres sont nommés par arrêt du Ministère de tutelle de l’institut pour un mandat de trois ans renouvelable.
-  LE CONSEIL SCIENTIFIQUE Il est créé auprès du Conseil d’Administration et est chargé de donner ses avis en matière scientifique. Sa composition et les modalités de son fonctionnement sont fixés par arrêté du Ministre de tutelle de l’INRAN.
-  LE COMITÉ D’ÉTABLISSEMENT II est créé au sein de l’Institut un Comité d’établissement à compétence consultative. Il est chargé d’examiner les propositions de promotion aux différents grades des corps du personnel de l’Institut. Ce Comité peut déléguer un représentant au Conseil d’Administration avec voix consultative.

LES ORGANES CONSULTATIFS

- LE CONSEIL NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE (CNRA) Crée par décret N° 2007-258/PRN/MDA, Il a pour mission d’assister le gouvernement dans l’élaboration de la politique nationale de recherche agronomique et dans le suivi de sa mise en œuvre.
- LE COMITÉ CONSULTATIF Le Comité Consultatif est chargé d’examiner les propositions de promotions aux différents grades des corps du personnel de l’Institut. Ce comité peut être érigé en Comité d’entreprise ; il peut déléguer un représentant au Conseil d’Administration avec voix consultative. Sa composition, ses attributions et les modalités de son fonctionnement sont fixés par le Ministre de tutelle de l’Institut.
- LES COMITÉS RÉGIONAUX DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE (CORRA)

Ce sont des instances qui regroupent les représentants du monde rural et les cadres techniques départementaux (décideurs, vulgarisateurs, projets et ONG.)

Les CORRA sont des organes d’appui aux Centres Régionaux de la Recherche Agronomique (CERRA). Ils fixent les priorités de la recherche au niveau régional.


Présentation générale

Présentation
L’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN) a été créé par l’ordonnance N°75601 du 07 janvier 1975 en tant qu’Etablissement Public à Caractère Administratif (EPA). Il s’agissait à l’époque surtout d’être un levier du développement rural pour juguler les conséquences des sécheresses des années 1973 et 1974. Après trente cinq (35) ans d’activités sous le statut juridique d’EPA, l’Institut est transformé en Etablissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Technique par l’ordonnance N°2010-12 du 1er avril 2010. L’INRAN est doté de la personnalité morale et jouit de l’autonomie administrative et financière, mais aussi de l’autonomie scientifique. Le siège de l’INRAN est sis à Niamey. Il peut être transféré en tout autre lieu de la République du Niger par les autorités compétentes.
Organigramme
Missions et Attributions
Les missions dévolues à l’Institut sont :
-  concevoir et exécuter, sous forme de contrats passés avec l’Etat et les autres partenaires, des programmes de recherches agronomiques annuels et pluriannuels dans tous les secteurs du développement rural ;
-  assurer la coordination du système national de la recherche agronomique ;
-  contribuer à l’élaboration de la politique nationale dans le domaine de la recherche agronomique ;
-  participer à la formation à la recherche et par la recherche ;
-  contribuer au développement de l’information scientifique et technique et à la diffusion des résultats et produits de la recherche.
Dans le domaine de la recherche, les missions de l’Institut portent notamment sur :
-  la connaissance, l’inventaire, l’étude et l’exploitation des ressources des milieux physiques concernés par l’agriculture et son environnement (sols, microclimats, réserves hydriques superficielles) ;
-  l’amélioration des productions végétales et animales intéressant l’économie agricole, y compris les espèces forestières, et les espèces aquatiques ;
-  l’amélioration des techniques de conservation et de transformation des produits agricoles en produits alimentaires (pour les hommes et les animaux) ;
-  l’étude et le développement des biotechnologies intéressant l’agriculture, l’élevage, la forêt et les activités artisanales et industrielles qui leur sont liées ;
-  l’étude socio économique de la situation et des transformations du monde rural, en particulier des exploitations agricoles et des agents économiques concernés par ces explorations et leurs productions.
Pour l’accomplissement de sa mission, il s’agit pour l’Institut de :
-  promouvoir et réaliser tous travaux de recherche expérimentale et d’enquête, avec les moyens de l’Etat, ses moyens propres et l’appui de concours extérieurs d’origine nationale ou étrangère ;
-  contribuer aux recherches entreprises par d’autres organismes scientifiques nationaux et internationaux, dont les modalités de mise en œuvre seront précisées par des conventions ou protocoles passés avec ces derniers ;
-  développer des relations scientifiques et techniques, des programmes et contrats de collaboration, avec des organismes publics ou privés de développement ;
-  établir des accords de coopération scientifique internationale et participer à l’élaboration d’accords de coopération internationale pour le développement ;
-  s’assurer le concours d’organismes scientifiques et administratifs extérieurs à l’Institut ;
-  favoriser la formation de toutes les catégories de son personnel ;
-  se doter des infrastructures (centres, laboratoires, stations, points d’appui), et des équipements adaptés à ses travaux et en assurer la gestion.
Fonctionnement
Le fonctionnement de l’Institut repose sur :
- Une Direction générale
- Une Direction Scientifique,
- Une Direction des Études, de la Programmation et de la Formation,
- Une Direction des Ressources Humaines,
- Une Direction des Ressources Financières,
- Une Direction du Patrimoine,
- Quatre centres régionaux de la recherche agronomique (Kollo,MaradiTahouaNiamey (laboratoires et associés),
- Trois organes de gestion de la recherche :
- Les Organes Délibérants : le Conseil d’Administration, le Conseil Scientifique et le Comité d’établissement ;
- Les Organes Consultatifs ; le Conseil National de la Recherche Agronomique (CNRA), le comité consultatif,
- Les Comités Régionaux de la Recherche Agronomique (CORRA).
Structures d’appui
- Division Information, Valorisation et la Documentation (et Publication) DIVAD,
- Division Statistique et Informatique (DSI),
- Unité Cartographie et Classification des sols,
- Unité Semencière.
Ressources
a) Ressources humaines
L’INRAN compte 335 Agents dont 75 Chercheurs nationaux réparties dans les Centres de Recherches dans certaines Régions du pays.
b) Ressources financières
- Budget national
- Conventions
- Recettes de contrats et services divers
Dispositif de recherche
Contacts
- Adresse Postale :
B.P. 429 Niamey – NIGER Route Corniche Yantala
- Téléphone :
227-72-53-89 : Direction Générale 227-74-27-31 : Laboratoires des Sols
- Mail : dginran@yahoo.com

Historique

Il existait au Niger, bien avant l’indépendance, plusieurs instituts français menant des activités de recherche en général focalisées sur des cultures ou des préoccupations de la métropole. Parmi ces instituts, on peut citer :
1. l’ IRAT  : Institut de Recherche Agronomique Tropical qui a travaillé sur les cultures vivrières (mil, sorgho, niébé, arachide) la fertilité des sols, la protection des cultures, etc. Pour réaliser leurs activités, deux stations de recherche ont été crées en 1928 à Tarna (Maradi) et 1930 à Kollo.
2. l’ IEMVT  : Institut d’Elevage et de Médecine Vétérinaire Tropicale qui a travaillé sur les ressources animales en particulier sur les différentes races locales, les maladies animales et le développement de vaccins. En 1931, une station expérimentale d’élevage voit le jour à Toukounous (Filingué), suivi d’un laboratoire de production de vaccins à Niamey ;
3. l’IRHO  : Institut de Recherche sur les Huiles et Oléagineux qui a effectué des études sur les oléagineux et plus principalement l’arachide pour la production d’huile ;
4. le CTFT  : Centre Technique Forestier Tropical qui a effectué des recherches sur les techniques sylvicoles et de production des plants avec l’introduction et l’acclimatation des espèces exotiques comme le neem (Azadirechta indica ) et l’Eucalyptus camaldulensis ;
5. L’ORSTOM  : Office de Recherche Scientifique et Technique d’Outre Mer engage surtout dans les recherches en matière d’hydrologie, mais également sur l’anthropologie et l’agriculture, en particulier la collecte des variétés de mil du Niger. Cet institut est actuellement dénommé IRD (Institut de Recherche pour le Développement) ;
6. la CDFT  : pour le développement du coton
La recherche agronomique nationale a démarré au Niger avec la création de l’INRAN par l’Ordonnance N°75-01 / PCMS du 07 Janvier 1975. L’idée de sa création est née des conséquences de la grande sécheresse de 1973, sécheresse qui a fait beaucoup de ravages aussi bien sur le plan humain et celui du cheptel que sur le plan écologique. Les changements politiques intervenus en 1974 avec la mise en place d’un régime d’exception ont conduit les autorités à créer cette institution malgré le manque de personnel qualifiée.
Après sa création, et du fait du manque de cadres destinés à cette nouvelle vocation, deux options complémentaires avaient été utilisées pour permettre de structurer la recherche et mener les premières activités.
- Le transfert d’enseignants de formation supérieure et des agents destinés à la vulgarisation agricole pour constituer le premier pool de chercheurs ; et l’affectation des techniciens des anciens instituts français à l’INRAN en particulier dans les domaines de l’élevage, de la foresterie et de l’agriculture ;
- La formation de personnels scientifiques surtout dans les universités américaines grâce à des bourses mises à la disposition du pays par la coopération américaine.
Progressivement, avec le retour des premiers ingénieurs dans les années 1977 et la structuration de l’institut en plusieurs départements de recherche, les priorités nationales ont été dégagées et transformées en thèmes de recherche. C’est ainsi que cinq départements clés sont nés : le département en recherche agricole, le département de recherches écologiques, le département de recherche forestière, le département de recherches zootechniques et vétérinaires, et en fin le département de recherche en économie rurale.
D’autres pôles de recherche ont vu le jour dans le pays : l’université de Niamey avec la création de la faculté d’Agronomie, l’installation de l’ICRISAT dans les années 80, la création du Centre Agrhymet, etc.
La structuration en départements de l’INRAN avait été modifiée avec la mise en œuvre d’un projet financé par la Banque Mondiale (Projet National d’Appui à la Recherche Agricole). Une structuration en programmes de recherche focalisée autour des cultures a été utilisée : Cultures pluviales, cultures irriguées, etc. A la fin de ce projet en Décembre 1998, cette structuration, qui faisait appel à des équipes de recherches autour d’une filière et qui avait des financements suffisants pour fonctionner, a été abandonnée au profit du système département.

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