mardi 6 octobre 2020

APPEL A CANDIDATURE POUR APPUI FINANCIER AUX ETUDIANTS EN MASTER 2

 

Projet : Renforcement des réseaux et des capacités institutionnelles en amélioration des plantes pour le développement de cultures résilientes répondant aux besoins des paysans d’Afrique de l’Ouest (ABEE)

1.      CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La demande en nourriture croît à un rythme rapide en Afrique. La plupart des pays subsahariens sont confrontés à de faibles niveaux de productions agricoles qui ne peuvent répondre à la demande intérieure. Dans l'ensemble, la consommation de produits agricoles augmente et cette demande est principalement satisfaite par les importations. En Afrique de l'Ouest, le secteur agricole est appelé à assurer la sécurité alimentaire locale et à contribuer à la croissance économique. L'économie de la Région repose en effet fortement sur l'agriculture : le secteur agricole représente environ 35 % du Produit Intérieur Brut (PIB) de la Région et emploie 60 % de la population active. Cependant, plusieurs facteurs entravent la croissance de la productivité agricole, notamment le fait que les liens entre la recherche, les agriculteurs et les marchés sont encore distendus; que les semences et les engrais de qualité, fiables et à un coût abordable sont difficilement accessibles; et qu’il y a encore peu d'informations sur les nouvelles technologies agricoles et les meilleures pratiques culturales. Le développement agricole de l'Afrique de l'Ouest est également menacé par la faible fertilité des sols et des pertes post-récoltes élevées. La Région a les rendements à l'hectare parmi les plus faibles du monde, et 13,5% de sa population demeurent sous-alimentés (USAID). Par ailleurs, l'Afrique de l'Ouest connaît déjà une hausse des températures, des précipitations variables d’une année à l’autre et des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents et dévastateurs. Ainsi, on s'attend à ce que la Région soit confrontée à des conditions climatiques nettement plus chaudes et plus sèches d'ici 2050, ce qui accroîtra la vulnérabilité des activités économiques sensibles au climat, telle que l'agriculture pluviale. Le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) prévoit que le changement de la saisonnalité, les variations de l'intensité et de la quantité des précipitations compromettront fortement la production agricole dans la Région, réduisant de plus de 20% la durée des saisons de cultures non-irriguées dans les zones écologiques sahélo-soudanaises et sahéliennes d'ici 2050 (CSAO, 2009). Pour relever ces défis, la Commission européenne et la Fondation Bill et Melinda Gates ont mis en place l'initiative DeSIRA (Development Smart Innovation through Research in Agriculture) qui a pour objectif de relier plus efficacement les résultats de la recherche et l'innovation aux initiatives de développement, afin de maximiser l’impact sur le terrain. DeSIRA cherche à stimuler l'innovation dans la transformation des systèmes agricoles et alimentaires - particulièrement dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire - pour mieux résister aux effets du changement climatique. L’initiative met un accent particulier, à travers l’un de ses thèmes prioritaires, sur la Région du Sahel, en tant que Région la plus pauvre du monde, où l'agriculture familiale est particulièrement vulnérable à la dégradation des terres et au changement climatique.

La résilience des petits producteurs du Sahel peut être augmentée grâce à l'accès à de meilleures variétés qui répondent à la demande locale, à l’accès aux intrants et à des canaux de distribution efficaces. L’augmentation de la productivité agricole et de la qualité des produits ainsi qu’une meilleure coordination entre les différents acteurs des chaînes de valeur sont des facteurs pouvant contribuer de manière très significative à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à faire reculer la pauvreté rurale.

L’objectif du projet ABEE est de mettre en œuvre une approche mieux coordonnée en sélection variétale, tant au niveau régional que national, en plaçant des sélectionneurs provenant de quatre pays (Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal) au cœur de l’action pour améliorer et moderniser leurs pratiques de sélection et mieux identifier les demandes du marché, avec le support d’acteurs chevronnés dans le domaine de la recherche pour le développement que sont le CIRAD,  AR/IBP et le CERAAS.

Les universités partenaires clés identifiées dans chacun des trois pays (Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et Université de Thiès (UT) au Sénégal, Université de Ouagadougou au Burkina Faso et Université de Maradi au Niger) sont des universités leaders dans le domaine de la sélection végétale. Elles travaillent en étroite collaboration avec les instituts nationaux de recherche et offrent un cadre approprié pour la formation des étudiants en maîtrise et en doctorat. C'est pourquoi, dans chacun des pays cibles, le projet soutiendra le travail pratique d'un certain nombre d'étudiants en maîtrise et en doctorat. Leurs sujets de recherche seront directement intégrés dans les activités du projet, ce qui permettra à ces étudiants de travailler sur des applications pratiques de sélection dans un contexte régional et international. A ce propos, il est particulièrement important de noter que le projet vise une participation d'au moins 40 % de femmes. En outre, des tutoriels et du matériel de formation sur le BMS seront fournis dans les universités partenaires pour la formation d’étudiants de niveau master à la digitalisation de la sélection.

Dans le cadre du renforcement des capacités de l’INRAN, il est prévu le financement de bourses d’études en Master 2. A cet effet, un comité de sélection a été mis en place à l’INRAN par décision N°081/INRAN/DG/DRH/SAP du 8 septembre 2020, portant création d’un comité ad hoc chargé de recrutement de techniciens et d’attribution d’appui financier à des étudiant en master 2 dans le cadre du Projet ABEE.

Le présent appel à candidature a pour objet la sélection de 05 candidats pour un appui financier à des étudiants en Master 2.

2.     Les candidats doivent répondre aux critères ci-dessous :

a.         Être titulaire d’un diplôme de master 1 ou équivalent en agronomie ;

b.         Avoir une thématique en lien avec les objectifs du projet ABEE ;

c.         Avoir une expérience avérée dans des applications pratiques de sélection variétale ;

d.         Avoir une inscription en master 2 dans une université ou un institut ;

e.          Avoir une maitrise des outils informatiques ;

f.          Les candidatures féminines constituent un atout.

3.     Les dossiers de candidatures doivent comporter les pièces suivantes :

 a.         Demande manuscrite adressée à Monsieur le Directeur Général de l’INRAN ;

b.         Photocopies légalisées des pièces d’état civil ;

c.         Photocopies légalisée du casier judiciaire et du certificat de visite et contre- visite   

       médical datant de moins de trois mois ;

d.         Attestation d’inscription en master 2 ;

e.         Un relevé de notes de master 1 ;

f.          Photocopies légalisées des diplômes ;

g.         Une lettre de motivation ;

h.      Une lettre de recommandation ;

i.           Un CV avec des références dans le domaine.

Les dossiers de candidatures sous plis fermés comportant la mention « candidature à l’appui financier pour étudiant en master 2 » doivent être déposés au Secrétariat de la Direction Générale de l’INRAN sis à la Corniche Yantala, BP 429, Niamey au plus tard le 13 octobre 2020 à 16 h 00 (délai de rigueur).

 

Le Directeur Général de L’INRAN

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